Agnieszka a tenté “The Voice”

Une nouvelle artiste se découvre sur Publier. Il y a 3 semaines, Agnieszka Chomette âgée d’une quarantaine d’années, tentait son entrée à « The Voice » côté Suisse.

« Je ne m’attendais pas à avoir autant de stress, raconte la publiéraine avec son accent polonais. On n’a pas de temps de chauffe, on n’a que 3 minutes durant lesquelles il faut être au top. En plus, au vu des remarques faites aux chanteurs précédents, il y avait un jeu à faire sur scène pour éviter de vivre la même chose : tu n’as pas regardé le public, tu ne nous as pas regardés… mais eux ne se souciaient pas de nous quand on chantait… ». Des remarques que le jury n’a pas faites à la publiéraine, bien au contraire… « Sûrement à samedi pour la suite, m’a dit le jury. Alors je suis partie confiante. Mais je n’ai pas été prise… »

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Déception, bien sûr car elle avait découvert « Léman Rock Fest » en octobre 2023 pour affiner ses connaissances musicales avec ses Jams sessions organisées au stade de Marin. La chanson, c’est avec la professeur Yana Baracho qu’elle l’approfondissait. Claude Moisson lui ouvrait son studio vintage à Thonon. Son monde musical ne s’arrête pas là puisqu’en début d’année, après avoir rencontré divers musiciens, elle fait partie des créateurs du groupe musical « The Saladers » qui se produira sur la scène de la MAL le 21 juin à 20h dans le cadre de la fête de la musique.

La musique fait partie de son ADN depuis l’âge de 16 ans, quand elle a commencé à écouter du Rock dans son pays natal, la Pologne. Elle s’est formée toute seule en regardant les doigts des guitaristes, sans connaître les tablatures de cet instrument. « J’ai demandé une guitare pour Noël, se rappelle-t-elle, et j’ai appris une chanson en boucle qui ne comptait que trois accords. Avec l’aide d’Internet, j’ai découvert la guitare ».
Ses études, elle les a poursuivies en France, à Strasbourg oú elle a connu Olivier, le jeune homme qui deviendra son époux.

Mais entre-temps, c’est le monde qui devint son environnement, avec des péripéties qui s’accumulaient cycliquement. Dans le cadre d’un projet européen, c’est en Italie qu’elle se retrouve pour travailler avec les enfants des rues. C’est là qu’elle commence ses petits concerts de chant/guitare dans les bars… La vie la mène en Espagne, puis au Brésil à Salvador de Bahia, après avoir accepté une offre de travail à caractère social.
Arrivée sur place, on lui dit simplement qu’on n’a plus besoin de ses services, que le poste n’est plus vacant. « J’ai réussi à trouver un travail dans la restauration à l’auberge de jeunesse, explique-t-elle. Durant près d’un mois, j’ai vécu en colocation avec une personne qui jouait de la flûte. On faisait des prestations sur la plage pour avoir un peu d’argent afin de manger ». Puis elle est partie pour Rio.

« J’arrivais dans un quartier de mécaniciens, surprise de voir que Rio avait des quartiers en fonction des métiers. J’ai été logée sous le toit d’un vendeur de Coccinelles. Je jouais dans les restaurants, de la musique cubaine, la musique que j’aimais et que je savais faire. Parfois ça durait trois heures ».

Sa vie prit une tournure particulière lorsqu’elle fit connaissance d’un photographe. Une relation qui lui permit de rentrer à l’ONU comme interprète. Avec 5 langues dans son CV, cela permet d’ouvrir des portes plus facilement. « J’ai été l’interprète de François Hollande qui était président depuis 2 semaines. Le sentant stressé, j’ai osé lui dire « ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer ». Ça c’est que moi qui peut faire ça ! dit-elle avec humour ».
La conférence a duré 2 semaines. Le dernier jour, c’était la fête. Le directeur lui a remis une médaille pour la remercier. L’heure du départ était arrivée, mais toutes ses affaires qu’elle avait laissées dans son bureau avaient disparu. Dans 3 jours, elle partait pour l’Europe sans aucune monnaie en poche.

« Arrivée à Strasbourg, une copine m’a logée, se souvient-elle. Elle avait une guitare et à nouveau, ce fut la mendicité dans le métro pour vivre. Ça a duré 2 semaines avant que je puisse retourner en Pologne et trouver du travail à Cracovie ».
Quelques mois plus tard, Olivier, qu’elle n’avait pas vu depuis 4 ans, lui proposa des vacances en France. En 2013, elle se marie, et depuis quelques mois, elle a la nationalité française. « Au début, je jouais dans les bars, la Godille à Châtel… Puis je suis devenue mère de 2 enfants, alors j’ai changé d’ambiance, c’est dans les crèches, les écoles que je me produis maintenant ».
En parallèle, elle a du travail dans les agences immobilières et les offices de tourisme grâce à ses connaissances linguistiques.

« Je ne lâcherais pas la chanson, assure « Agnès Ka » (son pseudo de chanteuse). Je continuerai à chanter dans les maisons de retraite des chansons d’Edith Piaf et autres. J’ai mon petit studio à la maison. J’ai des profs de musique qui m’ont contactée pour écrire de la musique pour moi. Je suis prête pour sortir un album d’une quinzaine de chansons ».

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