Quand la musique et la danse racontent l'histoire
Deux associations culturelles de Publier, l’harmonie La Voix du Léman et la troupe de danse La Valentin’s Company, ont uni leurs talents lors du concert de février 2026, offrant au public une soirée particulièrement émouvante.
Une formule audacieuse et renouvelée
Il y a presque deux ans, l’harmonie célébrait son centième anniversaire sous la direction de Christian Martin-Cocher, avec un spectacle mêlant choeurs et danses,qui avait rencontré un immense succès. Beaucoup se demandaient alors s’il serait possible de faire mieux. Pour ce nouveau rendez-vous musical, l’orchestre dirigé par Xavier Lallart a proposé une formule originale en invitant la Valentin’s Company à partager la scène. Dès les premières minutes, le public comprend que la soirée ne ressemblera pas aux précédentes.
Une ouverture toute en retenue
Le concert s’ouvre dans le calme et la douceur, choix inhabituel pour une harmonie, avec une oeuvre de Wagner, loin des marches ou des pièces aux sonorités puissantes qui lancent traditionnellement ce type de programme. Cette entrée en matière délicate installe une atmosphère attentive et presque contemplative.
Une thématique révélée progressivement
Après le deuxième morceau, le directeur prend la parole pour évoquer Anne Frank et l’histoire qu’elle a laissée au monde. Le sens du programme se révèle alors progressivement préparant le public à découvrir l’oeuvre phare de la soirée : Une story d’Anne Frank jouée par l’harmonie, et mise en scène par Valentin’s Company. A cette occasion, Xavier Lallart a rendu un hommage à Sophie, musicienne et ancienne adjointe , qui avait planté un marronnier dans le parc de la mairie, en l’hommage d’Anne Frank.
Quand la musique et la danse ne font qu'un





Dès les premières notes,les danseuses apparaissent en parfaite symbiose avec l’orchestre. La chorégraphie se fond naturellement dans la musique. Les tableaux s’enchainent avec fluidité et l’émotion gagne peu à peu la salle. Tout concourt à plonger le spectateur dans cette période tragique des années 1940.
Une mise en scène au service de l'émotion
Les jeux de lumière participent pleinement à la narration : Une lumière tamisée pour installer la peur, des teintes vert pâle ou noires pour symboliser la montée d’un régime dictatorial, tandis que la musique, parfois sombre et angoissante, guide l’imagination au coeur de l’histoire. Danseuses et danseurs, tels de véritables personnages d’épôque, retranscrivent avec justesse, sans excès ni caricature, ce condensé de la vie et du destin d’Anne Frank.
Une émotion partagée avec le public
Le public ne s’y est pas trompé. La fin de la scène, empreinte de gravité,s’est prolongée par des applaudissements respectueux et particulièrement longs. Une belle récompense pour ces artistes d’un soir qui ont su raconter avec sensibilité et précision, une page douloureuse de l’histoire. Une soirée intense, ou musique et danse ont su se rencontrer pour faire naître une émotion collective rare
La seconde partie : une atmosphère résolument plus enjouée



Des airs plus entrainants, tel que » Lord of Dance »vont insuffler une énergie nouvelle au spectacle. Le public va savourer la sonorité du cor solo de Guillaume Martin-Cocher qui a interprété avec une remarquable dextérité » the Romaric Wood ».
Les hommages de clôture
Comme le veut la tradition, une soirée de la Voix du Léman, ne saurait s’achever sans les remerciements et la mise à l’honneur orchestrés par son président Guy Barnoud.A cette occasion, il remettra la médaille de vermeil pour 50 années de musique, à Marie-Ghyslaine Vezin.Il adressera également ses remerciements à Joëlle Batal, chorégraphe et professeur de danse, qui a accompagné ses élèves pendant un mois de travail intensif , nourrie en amont, par l’univers musical de » The Story of Anne Frank », et enfin ses remerciements s’étendront à la nouvelle présidente de la Valentin’s Company, Valérie Bosia.




Les mots de clôture du maire :
La soirée ne pouvait pas s’achever sans l’éloge et les remerciements chaleureux du maire, Jacques Grandchamp.Il a tenu à saluer particulièrement le nouveau directeur de l’harmonie, en place depuis quelques mois, et nouveau publiérain depuis deux ans, Xavier Lallart, et son épouse Antje, ainsi que l’ensemble des artistes présents, musiciens et danseurs, qui ont su, avec un talent remarquable, extraire l’essence de l’histoire d’Anne Frank, pour en façonner une chorégraphie d’une grande justesse, portée par la sensibilité et l’émotion.




